Plus de batterie ?

Plus de batterie

La situation est grave, rien ne va plus «là je deviens fou , l’impression que mon pouls ralenti J’ai plus de repères , je suis perdu, depuis qu’il n’a plus de batterie…»
N’avez-vous jamais rencontré un ami qui vous demande : tu n’aurais pas un chargeur ? En effet le smartphone ou devrais-je dire le précieux, comme dirait le chanteur Soprano a un défaut … il lui faut souvent reprendre un peu de force au contact d’une bonne vieille prise électrique. Et si vous voulez traverser la France en train mieux vaut vous munir du précieux « chargeur mobile », j’ai nommé la petite batterie qui ne quittera pas votre sac accompagné de son fidèle compagnon, le câble usb…

Hé bien voilà une version actualisée de la parabole de ce jour ! Quel est le problème des jeunes filles folles ? Tout simplement elle se sont lancées sur Cash royal ou sur snap sans hésiter pendant toutes les premières heures du trajet, à la moitié, elle entendent le signal terrifiant : « votre téléphone n’a plus que 10% de batterie… » . Et là c’est le drame. Leur voisine (ou leur voisin) plus prévoyant ne veut pas leur passer la précieuse batterie de secours… et elles sont obligées de quitter précipitamment le wagon pour partir à la recherche d’une source d’énergie. Et pendant leur absence le Maître est venu et elles ont raté la rencontre du siècle.

Je suis persuadé que cette angoisse du “plus de batterie” est déjà arrivée à un certain nombre d’entre vous qui ont vu sur snapchat s’activer le filtre « batterie faible » pour prévenir ses correspondants que bientôt le portable deviendra muet. Et je pense aussi que dans votre vie, vous ne vous êtes pas fait avoir plusieurs fois de suite à ce petit jeu là.

La vie chrétienne est une histoire de chargement

Les lectures de ce dimanche nous disent en fait que la vie avec Dieu est une histoire de chargement. Le portable c’est nous. Nous sommes les jeunes filles qui attendent l’époux, car nous attendons de rencontrer un jour le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneur. Plus on se rapproche de la fin de l’année liturgique (le dimanche du Christ Roi) et plus l’Eglise dans la liturgie des dimanche nous invite à regarder vers le Ciel. Un jour, quand nous serons mort, nous rencontrerons le Seigneur face à face si nous y sommes prêt. Pour reprendre la comparaison du téléphone, le rencontre du Seigneur c’est comme le snap ou le SMS du Prince Charmant. « Le » garçon de vos rêves (çà marche aussi pour les princesses). Si vous n’avez plus de batterie, aucune chance de le recevoir à temps.

La vie chrétienne, c’est donc une histoire de chargement. Mais fort heureusement, nous ne sommes pas encore soumis à la prise USB pour avancer dans la vie chrétienne. Depuis notre baptême, notre cœur est rempli de la grâce de Dieu. Dieu habite en nous par son Esprit. A chaque fois que nous faisons un péché, ou à chaque fois que nous ratons une occasion de faire le bien, la réserve d’amour diminue. Et si nous n’y faisons rien, notre âme risque de finir par s’éteindre comme ce smartphone dans ce TGV.

Pour recharger les batteries de notre âme, il faut d’abord prendre conscience qu’elle en a besoin. Le psaume le disait tout à l’heure : « Mon âme a soif de toi, après toi languit ma chair, terre aride, altérée sans eau ». Est-ce que mon âme désire vraiment Dieu ? C’est une bonne question à se poser. Dit autrement quelle place je laisse à Dieu dans ma vie de tous les jours. Il serait intéressant de comparer combien de temps nous passons (je me mets dedans) sur nos smartphones ou sur internet : entre snap, insta, mail, facebook, clash, minecraft et autres…. Et le temps que nous consacrons à Dieu.

Comment recharger la batterie de son cœur ?

La qualité des jeunes filles de l’Evangile, c’est qu’elles veulent rencontrer l’époux, autrement dit le Christ. Et si vous êtes dans cette Eglise en ce jour, c’est que vous avez aussi ce désir. Notre vie trouve son sens que lorsque nous désirons vraiment voir Jésus ! Et sachez que cette rencontre avec Jésus se prépare dès maintenant. Ce n’est pas à la dernière minute que vous pourrez vous préparer. Si à 12 ans, à 15 ans, à 18 ans ou à 65 ans vous ne décidez pas de vous brancher sur le Cœur de Jésus… il risque de vous dire au terme « je ne vous connais pas ».

Alors comment faire ? Le premier lieu de rechargement de votre cœur, chers amis, c’est la messe. La messe c’est chaque dimanche. Je sais que nous avons tous beaucoup de chose à faire, qu’il y a la Paris Games Week, les compétitions de Badminton ou de Natation, ou encore la visite de votre grande tante. Mais je vous en supplie, sans la messe du dimanche, votre âme ne peut se recharger et meurt à petit feu. La messe d’aumônerie, c’est une fois par mois… et c’est chaque dimanche que vous avez besoin de vous connecter au Seigneur, chaque dimanche… au moins !
Le Cardinal Van Thuan raconte que lorsqu’il célébrait la messe en cachette dans la jungle vietnamienne, il vit un jour arriver une femme et sa petite fille pour la messe. Elles avaient fait 200 kms à pied pour venir à la messe. 200 kms… pas 500 m… 200 kms ! Et 15 jours après le prêtre de voir arriver la jeune fille de 10 ans toute seule… « ils ont appris qu’on était allés à la messe, ils ont pris maman et l’ont mise en prison… alors je viens chercher la communion pour la porter à maman en prison ». Imaginez vous, une jeune fille plus jeune que vous qui a suffisamment de désir de Dieu qui a compris que rien ne rechargeait plus son âme que la communion et la messe et qui fait 200 kms toute seule dans la jungle pour chercher la communion pour sa maman.
Car la messe, c’est le rendez-vous avec l’époux, c’est là que l’on recharge vraiment sa lampe, que l’on peut se connecter en haute vitesse au Christ. Si je préfère la compétition de sport ou la douceur de ma couette à la messe du dimanche et bien je deviens comme une jeune fille imprudente qui risque de rater la rencontre avec le maître.
Ce que je vous dis là est très sérieux mes amis. Le Seigneur nous attend chaque dimanche, chaque fête à la messe. En fait, vous êtes dans les années les plus capitales de votre vie : ce que vous construisez maintenant c’est l’adulte de demain. Si à 12 ans, à 15 ans, à 19 ans vous restez connectés au Maître, vous rechargez votre âme au contact de l’Eucharistie, votre vie partira sur des bons rails pour votre plus grande joie ! N’ayez pas peur ! Soyez exigeants les uns avec les autres, entraînez-vous les uns les autres, là où vous habitez pour aller à la messe. J’ai connu une paroisse où les jeunes quand ils voulaient aller au cinéma ou au Macdo se donnaient rendez-vous devant l’Eglise car l’Eglise était leur maison.

Le second lieu de rechargement, c’est le sacrement de la réconciliation. En effet, le péché c’est comme un trou dans la batterie ou dans la réserve d’huile. Le sacrement de la confession, c’est la réparation de la batterie : hop batterie neuve et on repart. Je peux en témoigner, ma vie a changé lorsque, à 16 ans, j’ai pris la résolution de me confesser 1 fois par mois en donnant tout à Jésus. J’ai goûté la joie véritable !

Alors en ce dimanche, ne soyons pas des jeunes filles folles, soyons des jeunes et des adultes pleins de la Sagesse divine et prenons durant cette messe la résolution d’aller chaque dimanche à la messe et de profiter de toutes les occasions que nous avons pour recevoir le pardon de nos péchés.